Faire front à un web vivier de violences et d'incitations au crime
les ravages du cyberviolence sur le site «Respect Zone», créé en appui de la campagne nationale. Respect Zone, dont le logo a été labellisé, cherche à convaincre les acteurs de la toile - Facebook, Twitter, etc - d'adhérer à cet état d'esprit. Exclure les contenus discriminants et excluants, qu'ils s'agissent de harcèlement, de racisme, d'antisémitisme, de sexisme, d'homophobie ou de stigmatisation du handicap, tel est l'engagement demandé aux entreprises. on trouve un logo Respect Zone sur le site, c'est dire ouvertement et publiquement que vous êtes dans un espace virtuel dans lequel le respect compte et a du sens.
Ces deux initiatives ont reçu le soutien de Nora Fraisse, la mère de Marion, une adolescente qui s'était suicidée en février 2013, victime d'insultes au collège et de cyberharcèlement. «Par cette campagne et la diffusion du label Respect Zone, c'est un message de prévention qui est diffusé pour que chacun à son niveau prenne conscience de la dangerosité des mots», conclut cette mère engagée.
40 % des collégiens et des lycéens déclarent en avoir été victimes au moins une fois pendant l'année scolaire (sms, réseaux sociaux...), selon les chiffres de Respect Zone. 12% d'entre eux évoquent une usurpation d'identité sur internet, quand 6% parlent d'agressions répétées. Les attaques xénophobes sont également quantifiées: en 2012, la police nationale a réceptionné 10.000 signalements sur son site. «Internet est un vivier de violences et d'incitations au crime», déplore l'instigateur du projet.
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